Théâtre  |  1h10  |  Catégorie A

Dans les forêts de Sibérie

théâtre d'après le livre de Sylvain Tesson

d’après le livre de Sylvain Tesson mise en scène et interprétation William Mesguich Collaboration artistique Estelle Andrea Adaptation Charlotte Escamez Création lumière Richard Arselin Création sonore Maxime Richelme Scénographie Grégoire Lemoine en coréalisation avec Le Théâtre de l’Etreinte, Canal 33 et le Théâtre de Poche Montparnasse Production Scènes & Cies

William Mesguich nous fait revivre sur scène l’expérience exceptionnelle de l’écrivain-aventurier Sylvain Tesson. Parti loin de la cité et de la foule, il fait le choix de s’isoler au milieu des forêts de Sibérie, là où ses seules occupations sont de pêcher pour se nourrir, de couper du bois pour se chauffer. Il réapprend le bonheur de la lecture et de la réflexion solitaires. Avec poésie et humour parfois, il nous entraine dans sa cabane : « Et si la liberté consistait à posséder le temps ? Et si la richesse revenait à disposer de solitude, d’espace et de silence, toutes choses dont manqueront les générations futures ? »

L’immensité comme horizon. Le silence comme partenaire fidèle et d’une puissance incomparable. Les mots de la langue française qui chuchotent le merveilleux pour échapper à la vulgarité et au bruit qui abime.
Dans les forêts de Sibérie est un hymne à l’ailleurs, à la poésie, à la beauté.
C’est un secret éblouissant qui touche le cœur meurtri par le confort. C’est une trouée, une échappée qui mène à la différence et nous fait appréhender le monde avec un regard neuf, terre d’accueil de tous les possibles. C’est aussi l’abandon nécessaire de nos repères habituels pour nous perdre dans l’infini d’un espace-temps inouï. Une borne qui nous fait nous (re) connaître dans la vastitude du monde. Prendre le temps, laisser l’ennui nous envahir, murmurer à l’oreille de notre terreur du ici et maintenant, se parler à soi-même et laisser filtrer le rêve ou le doute, être contaminé par les petits riens qui peuplent notre inconscient. Ou bien hurler notre peur de l’avenir en pénétrant l’intimité majestueuse de la reine-humanité. Je m’attacherai à partager avec le plus grand nombre l’amour des métaphores et de l’incandescence de la langue de Sylvain Tesson. Je ferai scintiller les méandres d’une pensée simple, pleine. Directe. Magnifique. Dévoiler le monde dans le vent et la neige.
Cheminer dans l’imaginaire et côtoyer un ours ou humer les effluves des liqueurs les plus rares.
Dans les forêts de Sibérie est un texte lumineux, nécessaire qui nous constitue autant qu’il raconte l’altérité.

Comédien et metteur en scène français, William Mesguich étudie d’abord les lettres modernes à la Sorbonne avant de suivre les cours d’art dramatique de Philippe Duclos, pour rejoindre ensuite l’école de Pierre Debauche. Depuis 1982, il participe comme comédien à de nombreux spectacles, sous la direction de nombreux metteurs en scène et sous sa propre direction. Il joue notamment dans Le Roman de Renart, Athalie de Racine, Marie Tudor de Victor Hugo, Tartuffe et L’Avare de Molière, Le Roi se meurt d’Ionesco, L’Echange de Claudel, Le Diable et le bon dieu de Sartre, Antoine et Cléopâtre et Hamlet de Shakespeare, Le Prince de Hombourg de Von Kleist, L’Entretien de M. Descartes avec M. Pascal le Jeune de Jean-Claude Brisville, Agatha de Marguerite Duras, Le Prince Travesti de Marivaux et Les Mémoires d’un fou de Flaubert. Il met en scène Fin de Partie de Samuel Beckett, L’Avare de Molière, Le Chat botté de Charles Perrault, l’Histoire du soldat d’Igor Stravinsky, Comme il vous plaira de Shakespeare, Les Amours de Perlimplin et Bélise en son jardin et Noces de Sang de Federico Garcia Lorca, Comment devient-on Chamoune, La veuve, la couturière et la commère, Lomania et Mozart l’Enchanteur de Charlotte Escamez, Il était une fois… Les fables de La fontaine de Jean de La Fontaine, Ruy Blas de Victor Hugo… Avec Philippe Fenwick, il crée La Compagnie de l’Étreinte en 1998, compagnie qu’il dirige. Diplômé d’état d’enseignement du théâtre, il anime également des stages et des ateliers de pratique théâtrale tant en milieu scolaire qu’associatif.

Télérama : « On se laisse prendre comme dans un songe à la voix, superbe, du comédien, conteur qui nous fait partager si simplement, si concrètement son expédition. »
Le Figaro : « C’est un homme meilleur qui reviendra parmi nous, se disent les spectateurs tenus en haleine par une formidable interprétation qui opère la métamorphose du texte en spectacle vivant. »
Artistic Rezo : « William Mesguich se fait le conteur acteur de cette épopée, nous en faisant ressentir chaque émotion, chaque expérience, chaque danger et victoire. (…) Superbe et nécessaire. »
Reg’Arts : « Seul en scène, William Mesguich, magistral, est habité d’émotion, enivré par la force des mots, à fleur de peau et de sensations. Dans sa voix on sent le froid et la vérité, dans ses yeux fiévreux on voit la splendeur de ces lointaines étendues blanches, dans ses tremblements transpire la curiosité de la découverte, dans ses gestes s’exprime l’effervescence de ce qui est réellement important. »

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